jeudi 27 décembre 2012

Les nuits d'une demoiselle interprétées par Colette Renard

Les nuits d'une demoiselle interprétées par Colette Renard


Que c'est bon d'être demoiselle
Car le soir dans mon petit lit
Quand l'étoile Vénus étincelle
Quand doucement tombe la nuit

Je me fais sucer la friandise
Je me fais caresser le gardon
Je me fais empeser la chemise
Je me fais picorer le bonbon

Je me fais frotter la péninsule
Je me fais béliner le joyau
Je me fais remplir le vestibule
Je me fais ramoner l'abricot

Je me fais farcir la mottelette
Je me fais couvrir le rigondonne
Je me fais gonfler la mouflette
Je me fais donner le picotin

Je me fais laminer l'écrevisse
Je me fais foyer le coeur fendu
Je me fais tailler la pelisse
Je me fais planter le mont velu

Je me fais briquer le casse-noisettes
Je me fais mamourer le bibelot
Je me fais sabrer la sucette
Je me fais reluire le berlingot

Je me fais gauler la mignardise
Je me fais rafraîchir le tison
Je me fais grossir la cerise
Je me fais nourrir le hérisson

Je me fais chevaucher la chosette
je me fais chatouiller le bijou
Je me fais bricoler la cliquette
Je me fais gâter le matou

Et vous me demanderez peut-être
Ce que je fais le jour durant
Oh! cela tient en peu de lettres
Le jour , je baise, tout simplement

Humour


Une femme demande à son mari :
Dis-moi chéri, quel genre de femme préférerais-tu avoir ? Une femme intelligente ou une femme belle ? Mais, aucune des deux ma chérie, tu sais bien que c’est toi que j’ai choisi !!!


La nouvelle institutrice a envie d'inculquer des notions de psychologie à ses élèves. Elle s'adresse à la classe en ces termes : - Que celui qui a l'impression d'être stupide par moment se lève! Après une bonne dizaine de secondes, Toto (encore lui!!) se lève... de mauvaise grâce. L'institutrice étonnée lui demande : 
- Alors comme ça Toto, tu penses que de temps en temps tu peux être stupide ?
- Non m'dame, mais ça me faisait de la peine de vous voir toute seule debout.


Un vieux monsieur fréquente le même club du troisième âge qu'une veuve qu'il aime secrètement. Un jour, prenant son courage à deux mains, il la demande en mariage et elle accepte avec enthousiasme. Le lendemain le vieux monsieur lui téléphone.
- Ce que j'ai à vous dire est un peu embarrassant. Hier je vous ai demandé en mariage, et je ne me souviens pas si vous m'avez répondu oui ou non. 
- Oh, comme je suis contente que vous m'appeliez ! Je me souvenais d'avoir dit oui, mais je ne savais plus à qui.



Les Bleus progressent !!

Coup de boule avec Zidane,
Coup de main avec Henry
Coup de queue avec Ribery
Ça descend, ils vont bientôt (enfin) jouer avec les pieds !!!
 

Citations

Pour critiquer les gens, il faut les connaître, et pour les connaître, il faut les aimer
Coluche
 

Ce n'est pas la peine pour un journaliste d'avoir du talent à la cinquième ligne ... si le lecteur ne dépasse pas la troisième.
Françoise Giroud

Un ami c’est quelqu’un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même. 

Hervé Lauwick

La sagesse est de voir le nouveau dans l'ordinaire, en s'accommodant du monde tel qu'il est. Il y a des trésors cachés dans l'instant présent. 

Moine et poète japonais (Santoka)

Il ne faut pas juger un homme sur ses fréquentations : Judas, par exemple, avait des amis irréprochables...

La solitude est très belle... quand on a prés de soi quelqu'un a qui le dire.
Gustavo A. Becquer

Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif et son futur est toujours conditionnel 

Jean Cocteau 

Quand on lui a proposé d’être décoré de l’ordre du Mérite, Godard a refusé, il a dit : Premièrement, je n’ai aucun mérite, et deuxièmement, je n’ai d’ordre à recevoir de personne.


Pardonne mes lèvres, elles trouvent du plaisir dans les endroits les plus inattendus
Tiré du film une grande année de Ridley Scott
 


La simplicité peut être plus difficile à atteindre que la complexité : il faut travailler dur pour arriver à faire simple.
Steve Jobs 

Nos émotions nous manipulent

Le 24 mai 2012 / Le Point 2071

Nos émotions nous manipulent… et c’est tant mieux !

A notre insu
Une perception donnée influe sur le comportement. A notre insu. On fait lire à des sujets une série de mots, vaguement liée au troisième âge (« Floride, bridge, ancien»), ils quittent la salle en marchant plus lentement qu'à leur entrée. Si on leur donne une liste de mots tels que « grossier, irritant, intrusion», ils seront plus enclins à couper la parole à leur interlocuteur dans une conversation tenue, alors que l'expérience est supposée finie. Magique, cette influence marche dans les deux sens. Ainsi si on raconte à un étudiant qui s'apprête à subir un examen des histoires de succès éclatants, il réussira mieux. Si on emploie les mots «réussir, maîtriser, réaliser» dans une phrase, ses résultats seront meilleurs. Attention, si vous jouez sur les stéréotypes négatifs, l'inverse se produira. David Brooks cite une dernière étude. Il est rappelé à des étudiants afro-américains entrant dans une salle d'examens qu'ils sont afro-américains, leurs notes ont été sensiblement inférieures que si rien ne leur avait été dit. Dans une autre expérience, on a souligné à des femmes originaires d'Asie avant un examen de maths qu'elles étaient asiatiques. Elles ont mieux réussi. Quand on leur a rappelé qu'elles étaient des femmes, elles ont fait moins bien.

Nous n'agissons pas mus par notre raison ou notre intelligence. A notre insu, nous sommes gouvernés par nos émotions. Comme ces étudiants oui réussirent mieux parce qu'une «empathie fut induite entre eux et le mathématicien Jackson. Nos émotions « mesurent la valeur des choses, nous aident à nous orienter, nous détournent de ce qui nous ferait souffrir et nous rapprochent de ce qui pourrait nous épanouir». Il n'y a pas de commandant de bord installé au poste de pilotage qui prenne les décisions, mais un esprit bombardé « de millions de stimuli ,foisonnement désordonné et abrutissant de sons, d'images, d'odeurs et de mouvements, qui produit un nombre quasi infini de jugements de valeur, qui s'accumulent pour former des objectifs, des ambitions, des rêves, des désirs».

Egan Varley écrit à Cyrano de Bergerac

Egan Varley écrit à Cyrano de Bergerac
 

Amour

Cher Maître,
Comme Christian hélas le courage me manque pour séduire ma belle. Auriez-vous quelque recette pour conter fleurette avec grâce?


Christian de Neuvillette, amant infortuné
A pu, si j’ose dire, m’ôter les vers du nez
Pour vaincre galamment la douce forteresse
De la belle Roxane qu’il voulait pour maîtresse.
 

Mais si j’offris ma verve à ses tendres assauts
La raison n’était point que je le jugeais sot.
Si je trouvai les mots pour faire chavirer
L’esquif des yeux d’opale de l’amie désirée
 

Remplaçant le désir par de l’abnégation
C’est que mon amour fut plus fort que ma passion.
Je voulais qu’en secret ce fut un peu de moi
Qui retourna ce cœur et le tint en émoi
 

Qu’à ma place Christian dise pour la séduire
Ce que mon nez trop long m’empêchait de lui dire.
Pour tout cela Patrick, il faut que je vous dise
Que je ne connais pas de recette précise
 

Pour bien accommoder les discours amoureux,
Et pouvoir à coup sûr les rendre savoureux,
Si ce n’est qu’à loisir saupoudrer tour à tour
Une pincée d’esprit, une pincée d’amour.

Pour qu’ici je vous livre des lignes toutes faites
Pour monter à l’assaut sans risque de défaite
Il faudrait que mon cœur brûle pour votre belle
Et que déjà les cornes pointent sous votre ombrelle
 

Or ce n’est pas mon but, la différence d’âge
(Presque quatre cents ans) freine un peu mon ramage
Et de plus le respect qu’on doit –dit Du Montay-
A nos correspondants interdit de monter
 

Dessus leurs plates-bandes fussent-elles amoureuses,
D’autant plus que ma botte les rendrait douloureuses.
Pourtant, étant un peu fanfaron et cabot,
Cédant au vil plaisir de gonfler mon jabot,
Et quitte à faire accroire que je radote aussi
Je ne résiste pas à répéter ici
Ce couplet bien troussé que je tournai jadis
 

Au balcon de Roxane,
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, Acte III, scène 10 
 

Le baiser:
« Un baiser, mais à tout prendre, qu'est-ce?
Un serment fait d'un peu plus près, une promesse
Plus précise, un aveu qui veut se confirmer,
Un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer;
 

C'est un secret qui prend la bouche pour oreille,
Un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille,
Une communion ayant un goût de fleur,
Une façon d'un peu se respirer le cœur,
Et d'un peu se goûter, au bord des lèvres, l'âme! »

Parlez, faites des mots, pour séduire la dame,
Cherchez en votre cœur la délicate clef
Mais ne forcez pas trop la porte s’il vous plait.
On risque un coup de sang quand le sang est trop chaud
Car il est de nos femmes comme des artichauts
Avant que d’embrasser la main fine ou le bras
Commencez par le cœur et le reste suivra.

Signé : Hercule-Savinien
De Cyrano de Bergerac,
Grand riposteur du tac au tac.
Philosophe, physicien,
Rimeur, bretteur, musicien,
Et voyageur aérien,
Amant aussi pas pour son bien.

Réflexions


Le sel de l’existence

Toute expérience passe par nos sens. Si nous méditions plus souvent cette vérité, nous prendrions davantage le temps de voir, de toucher, d’écouter, de humer et de goûter. En concentrant notre attention sur le moment présent, nous faisons barrage aux ruminations amères sur le passé et aux projections anxieuses sur l’avenir.
 

Le gras est diabolisé !
 

Diabolisé, le gras est banni de l’assiette de ceux qui pensent prendre soin de leur santé. C’est oublier que plus on interdit, plus on se contrôle, plus on nourrit l’obsession et le désir de transgression. C’est oublier aussi que le gras est le principal exhausteur de goût. C’est lui qui permet aux saveurs de se développer et donc de donner au cerveau des messages de plaisir.


Considérations intéressantes !
 

Tout ceci n'est qu'une hypothèse, mais le raisonnement se tient !!!Imaginons que le gouvernement Français concède à chacun d'entre nous une bourse de 500 euros pour relancer la consommation. ( je confirme :c'est une supposition !!)- Si nous la dépensons au supermarché du coin ou en vêtement, cet argent part en Chine.- Si nous dépensons l'argent en carburant, il part chez les Arabes.- Si nous achetons un ordinateur, il ira en Inde.-Si on achète des fruits et des légumes, l'argent va en Espagne ou au Maroc .-Si on achète une bonne bagnole, notre fric va en Allemagne- Si on achète des babioles, il part à Taïwan et n'aidera toujours pas notre économie. La seule façon de maintenir l'argent en France, c'est de le dépenser en achetant du vin ou du champagne, si l'on considère que ce sont les uniques biens encore produits chez nous. Donc, en faisant la bringue, j'accomplis mon devoir civique...C'est vraiment la crise...Finalement, il reste le pinard et le champ !!!Alors pour aider notre système économique national : PICOLEZ !


Pour info : la Fête de l'Eau a fait près de 400 morts au Cambodge tandis que celle du Beaujolais s'est déroulée sans aucun problème...

Liberté de Paul Eluard

Liberté de Paul Eluard


Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J'écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunies
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.


Paul Eluard
in Poésies et vérités 1942 (Ed. de Minuit, 1942)