samedi 13 mars 2010

La tendresse - Bourvil 1963


On peut vivre sans richesse,
Presque sans le sou.
Des seigneurs et des princesses,
Y en a plus beaucoup.
Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas.
Non, non, non, non: on ne le pourrait pas. 


On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien.
Être inconnu dans l'histoire
Et s'en trouver bien.
Mais vivre sans tendresse, il n'en est pas question.
Non, non, non, non: il n'en est pas question.
 

Quelle douce faiblesse,
Quel joli sentiment,
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant.
Vraiment, vraiment, vraiment. 


Le travail est nécessaire,
Mais s'il faut rester
Des semaines sans rien faire,
Eh bien… on s'y fait.
Mais vivre sans tendresse, le temps vous paraît long,
Long, long, long, long: le temps vous parait long. 


Dans le feu de la jeunesse,
Naissent les plaisirs,
Et l'amour fait des prouesses
Pour nous éblouir.
Oui mais sans la tendresse, l'amour ne serait rien.
Non, non, non, non: l'amour ne serait rien. 


Quand la vie impitoyable,
Vous tombe dessus.
On est plus qu'un pauvre diable,
Broyé et déçu.
Alors sans la tendresse, d'un cœur qui nous soutient,
Non, non, non, non: on n'irait pas plus loin. 


Un enfant vous embrasse,
Parce qu'on le rend heureux.
Tous nos chagrins s'effacent,
On a les larmes aux yeux.
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu…
 

Dans votre immense sagesse,
Immense ferveur,
Faites donc pleuvoir sans cesse,
Au fond de nos cœurs,
Des torrents de tendresse pour que règne l'amour…
Règne l'amour… jusqu'à la fin des jours.

La disparition de ma femme...

Les amis ne peuvent pas toujours vous soulever...

Où que tu sois, il y aura toujours un...

Conseils de psychologue

Extrait de "Conseils de psychologue" - DNA 17 février 2010

Parfois l'envie, le regret engendrent une sorte de rumination constante.

On a tout à fait le droit de se plaindre, d'être en colère, de souffrir. Le vrai danger est de s'enfermer dans une définition de soi-même et de sa vie qui s'arrête à ces moments-là. Il faut alors apprendre à "agrandir" son regard...

A savoir !!

Après la naissance d'Henri IV le 13 décembre 1553 à Pau , son père Antoine de Bourbon s'exclama : "Il est né en deux coups de cul hier à Pau" d'où l'expression "en deux coups de cuillère à pot".

Des escargots qui vont à l'enterrement...

Parole de Jacques PREVERT, musique de KOSMA. Interprète : Lys GAUTY


A l'enterrement d'une feuille morte

Deux escargots s'en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes
Ils s'en vont dans le soir

Un très beau soir d'automne
Hélas quand ils arrivent
C'est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes

Sont toutes ressuscitées
Et les deux escargots
Sont très désappointés
Mais voilà le soleil
Le soleil qui leur dit
Prenez prenez la peine
La peine de vous asseoir
Prenez un verre de bière
Si le cœur vous en dit
Prenez si ça vous plait
L'autocar pour Paris
Il partira ce soir
Vous verrez du pays
Mais ne prenez pas le deuil
C'est moi qui vous le dit
Ça noircit le blanc de l'œil
Et puis ça enlaidit
Les histoires de cercueils
C'est triste et pas joli
Reprenez vos couleurs
Les couleurs de la vie
Alors toutes les bêtes
Les arbres et les plantes
Se mettent à chanter
A chanter à tue-tête
La vraie chanson de l'été
Et tout le monde de boire
Tout le monde de trinquer
C'est un très joli soir
Un joli soir d'été
Et les deux escargots
S'en retournent chez eux
Ils s'en vont très émus
Ils s'en vont très heureux
Comme ils ont beaucoup bu
Il titubent un petit peu
Mais là-haut dans le ciel

La lune veille sur eux.